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Miraâth el Hawa Poème de mon amour À la source de mon discours La femme Miraâth el hawa Âme de mon amour Lumière de ma plume Que mon cœur s'allume Que ma poésie s'écoule Que danse la terre dans l'eau Sakiyat el hawa Écoute, écoute le bruit de l'Oh ! Mon âme qui s'envole avec le sable chaud Je trace à mes pieds le livre, le vivre, le chemin vert Vers zguegue el hadjadj, Guelbi allal guelbi et j'écoute sans un mot Oh mère, tes pas dans la pièce, mon père m'appelle sous la tinda ensoleillée Que Sohbane ne s'offense sur le Djbel Tizegrarrine, Mon père hèle sur la terrasse, mon cœur bat dans ma poitrine Je cours, je marche, je me retourne sur mon enfance estampillée Qui dort à me faire peur ici, fantôme des Maures réveillés ? Dans le couloir des rituels, le naâsh guette quelque endeuillés Ô mère, je reviens, oui, là, je te retrouve, au bout de la nuit écarquillées… mes yeux Mes yeux d'enfant, dans le noir de la rue, le café embaume, le café vert résonne Dans lhemmassa, mes souvenirs, ma trace Dors ô lumière du monde, la poésie cercle ton lit Doux pays des Maures endormis, les trois pierres racontent qu'ici Dors ma lumière du monde, l'eau baigne encore la palmeraie La terre enfante encore ses fruits, citron grenade épanouis orange, abricot ! inouï ? Dors Ô lumière de mon monde, Sidi Yanès ouvre ses portes, l'amour se raconte. Zohra, je marche encore dans la ruelle, étroit chemin de mes racines Le désert où je m'enracine, le sable, la terre qui me fascine Le wakkaf des jardins verdoyants, de l'oasis ensoleillée, Aurait-il arrosé mon cœur de son âme, de sa poésie À voir grandir ma frénésie, le mot sous ma plume duelle ? Je reviens voir ma ruelle, zguegue sghier, familière cuillère (ce vers .sans grande conviction !) Et je marche et je cours, je roule et je parcours la route de Laghouat Je traverse la steppe, seul l'enfant me reconnaît, celui que je fus Celui que je sais, être là dans ma peau, être là dans mes mots, être là Et je suis l'homme infini, par son chemin inachevé, et je suis l'amour défini Par ma jeunesse retrouvée. Tous les blés qui dansent, les coquelicots qui rougeoient Les boutons d'or qui se balancent, les pierres du palais me renvoient Les ocres de Laghouat, les vergers de Laghouat, les cinq palmiers… de Laghouat Je roule et je découvre, la lumière et la mer, Alger la blanche, Je marche et je cours, je roule et je parcours la route de Laghouat Ma poésie s'écrit : « La vie ! La mort ! L'amour ! » Dans mes poèmes je vis, je lis ou j'écoute La lointaine Hiziyya, Gamr Ellil biyya, Madjnoun ensorcelé Amour, amour amour Hiziyya Dans mes poèmes je vis, de complainte ou de cris, De souvenirs flétris, source vive Sous les palmiers, la sakkiya, j'irai dormir là-bas… Dans le sable du désert où mon frère s'est éteint (Feissal Abdelaziz) Tous les blés qui dansent, les coquelicots qui rougeoient Les boutons d'or qui se balancent, les pierres du palais me renvoient Les ocres de Laghouat, les vergers de Laghouat, les cinq palmiers de Laghouat J'irai dormir là-bas…
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