Tayeb ! pourvus que tu aies la foi et que tu la gardes
Toi, cet enfant si triste et si fragile
Je voudrais tant te voir sourire
Sourire à la face de Dieu qui nous regarde
Sourire pour les oiseaux qui sont traqués
Par l’homme et par le temps
Pour les enfants faibles et nus
Innocents, pauvres et petits
Ces petites choses privées de tout
Du pain, des paroles et des baisers si doux
Ces petits cireurs qui s’accrochent à la vie
En mangeant un pain noir noyé de larmes
Notre vie c’est l’été
Le regard de Dieu
Qui verse sur nous son amour
Dans sa main nous mettons nos cœurs
Ces cœurs si légers et si fragiles
Ont vécu en sachant souffrir
Ont les met dans ta main
Non pas pour réconforter les enfants qui pleurent
Ni leurs mères qui se dépouillent
En marchant sur l’honneur
Ni leurs fils qui courent dans les rues, dans les mers
Ces gens si pures d’âmes
Que tu leur a données
Veulent être seulement prés de toi
Rire et laisser leurs pleures
Je sais ô mon Dieu
Qu’il y a d’autres de tous les âges
Qui abusent et s’abandonnent aux joies et aux plaisirs
Ceux-là aussi sont tes créatures
Ô mon Dieu tout puissant
Toi, qui, noirs et blancs, riches et pauvres te sont égaux
Puisses-tu nous aimer si fort
Puisses-tu rallumer nos bougies, presque éteintes de ta flamme
Pour que nos yeux brillent et nos bouches souries
05.12.1976 à Barika
Encore du n'importe quoi
Un soir d’été
Le voyou est parti
Cherchant écho à son âme
Cherchant écho à son esprit
Mais … est-ce vrai
Il enjambera les montagnes
Il fonder l’eau
Il défoncera les portes
Il défoulera les âmes
Mais … est-ce vrai
Tant que ses yeux pleurent
Que son cœur bat
Que son esprit rêve
Mais …est-ce vrai