La séguia fait partie d'un système d'irrigation ancestral à Laghouat. Les propriétaires de jardins, construiraient une digue, à l'aide de sable, en amont de l'oued M'zi qui devait retenir l'eau des sources ( Rass la youne: pluriel de source) et des eaux pluviales.Mais quand l'oued M'zi est en pleine crue, il détruit tout sur son passage. Ces eaux sont conduites par des Séguia, des canaux rudimentaires d'un mètre de largeur et qui s'étendent sur des kilomètres.A ma connaissance, et en connaissances de causes, il y a d'abord la grande Séguia celle qui prend départ du barrage de sable. Puis partent des Séguias secondaires: une vers le sud, jusqu'au jardin de Si Al Hadj Kadda allah yarhamou, une autre vers l'ouest, derrière le lycée El Ghazali, jusqu'au jardin de Ben Djerba. Enfin, une troisième desserve toute la ville.
La Séguia a disparu. C'est un prestige qui a disparu.
Les sept portails ont aussi disparu. Le sefirdj, la porte d'Alger ne sont plus que des souvenirs. De beaux souvenirs.
Je vous propose dans l'encadré, un beau texte écrit par H'Med B.
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"La seguia d'antan, Un mois d'avril à Laghouat; le cerisier, le grenadier et l'abricotier s'ornent de leurs parures et s'embaument de leur parfum enivrant, la seguia leur joue une sérénade avec ses eaux limpides tout en les captivant avec les scintillements de ses vagues. L'oiseau (El Meknin) en profite de ce manège de couleurs et d'odeurs pour amorcer son carnaval d'amour afin de courtiser celle avec qui il va bâtir son nid où vont naitre ses petits; ce paradis terrestre qu'était Laghouat n’est hélas que dans mes souvenirs !" |