•                                                                           La fièvre du Souk
              Chaque vendredi matin, au bord de mon camion DFSK "dair rouhou camiou" comme certains l'appellent, je me dirige vers le marché de la ville de Laghouat. Il est situé au sud ouest de la cité. Une dizaine de minutes, sur la Nationale 1, vers Ghardaia et j'y suis. Le Souk a trois (3) entrées principales; celle du quartier Ksar El Faroudj, à l'est; celle au nord, de la Mamourah et celle à l’ouest , sur la nationale1, celle que je prends d'habitude. Cette entrée est utilisée par les bus qui ramènent et emmènent les gens dans et hors du marché. Des gens de la commune de Laghouat (chef lieu de Wilaya) bien sur, mais aussi d'autres communes de la Wilaya (département). Je gare mon véhicule pas loin et j'y vais à pied. Des centaines de véhicules sont stationnés partout d'une manière anarchique.Tout le marché n'est qu'anarchie concrétisée. Des femmes et des hommes descendent des bus et prennent le marché à l'assaut. Ce moutonnement humain change d'aspect chaque semaine et même chaque heure. Des femmes en petit groupe, d'autres avec des enfants qui trainent derrière elles; ces bambins doivent se demander ce qu'ils foutent dans cet endroit. Parfois des femmes seules ,surtout des vieilles, d'autres encore portent dans les bras un bébé, se hâtent d'arriver avant les autres. Des hommes de tout âge et de différent niveau social arrivés par bus ou par voiture se pressent . Il y a aussi les habitués; hé oui, ceux qui ne ratent jamais le Souk. Des mordus. C'est la fièvre du Souk. C'est la fête au village. Un marché plein à craquer où l'ancien côtoie le moderne. Un marché aux puces où les couleurs de la marchandise exposée, le bruit infernal des klaxons et des cris des hauts parleurs qui font la réclame, se mêlent à la poussière soulevée, et créent une sorte de féerie difficile à imaginer. Une féerie locale qui n'existe nulle part ailleurs. Elle est typiquement laghouatie.

      C'est le Souk

             Dans cette "ambiance", sur les deux cotés de la route où sont garés des véhicules touristiques et utilitaires, il y a ce qu'on appelle "la ferraille", il s'agit en somme de portes , de fenêtres, d'appareils ménagers et électroniques, des meubles... Des articles parfois neufs, parfois plus ou moins usés. Sur le coté gauche, un petit cordonnier noir assis sur une pierre en guise de siège, un homme qui vend du tabac à priser, un autre homme a étalé devant lui plein de petites choses : lame de scie; boite qui ne sert à rien, des chiffons..Un autre plus loin, sur une sorte de charrette, il vante plein d'objets : des piles, des montres, des lames...Deux gosses vendent des manuels scolaires posés sur le sol. Une multitude de choses à vendre qui change chaque semaine. Des trésors. On peut tomber sur des antiquités qui sait. C'est ça le Souk.

       Tout se vend, tout s'achète

             Au milieu de cette route à double sens, sur une sorte de trottoir sont posées des choses: des planches, des madriers, des étriers pour le chainage des constructions d'habitation, des pneus et encore d'autres choses. Au risque de le répéter, toutes ces "marchandises"changent d'un vendredi à un autre. A gauche, pas loin  de l’arrêt improvisé des bus, un camion vend des plantes et surtout des fleurs s'il vous plait. Je continue donc à m'aventurer à l'intérieur du Souk. A certains moments de l'année, comme à l'approche du Ramadan ou à la rentrée des classes, il faut jouer des coudes pour passer; il y a foule. Il faut aussi faire attention aux pickpockets.  Sur ma gauche, les marchands de dattes, devant leur mustang.. hé excusez moi devant leur camion ne font pas beaucoup d'effort pour faire de gros bénéfices. on y trouve du Ghars (الغرس) ( une pâte de dattes) jusqu'à la célèbre Deglet Nour de Tolga. Plus haut encore, on vend des petites bêtes surtout des lapins dans des cageots aménagés, des poules et des coqs, pattes liées. Mais aussi des dindons, des canards. Je reviens sur la fameuse route où sur le coté gauche deux "trucs" pour se restaurer, ce sont des billets express  à l’hôpital. Deux tentes, l'une à coté de l'autre, on ne peut trouver plus sales, où on vend des frites, des œufs durs et du "choua" ( des grillades) à vous couper l'appétit pour au moins un mois. Bonne chose pour maigrir. A quelques mètres de là, le marché des légumes et des fruits de la saison qui proviennent pour la plupart des environs de la ville, qui sur des étalages, qui sur des véhicules utilitaires, qui sur le sol même vendent leur produit. Pendant l’automne et l'hiver les carottes et les navets sont partout.En été c'est les aubergines qui règnent.  Entre les deux voies de la dite route, un camion frigo offre des œufs à des prix abordables. Plus loin encore, une sorte de rond point avec un tournant vers la droite qui mène hors du Souk, A droite au marché des automobiles. A quelques 500 mètres de ce marché vers le sud, c'est la vente des bestiaux, surtout des moutons et des chèvres , et un autre mène au nord, vers une autre partie du Souk que nous allons visiter.

    Les (dé) gouteurs

                Au coin du rond point, un jeune vend du leben ( petit lait). Il a une charrette devant lui, sur laquelle sont posés des Berthes à lait  pleines de leben. Un pichet à lait et un verre  à coté, une assiette dans laquelle du fromage en forme de galette enveloppé soigneusement dans un morceau de plastique, un énorme sac de toile rempli de bouteilles en plastique qui attendent d’être remplies de leben. aucune mesure d'hygiène n'est prise. En plus de la saleté de l'endroit même où se trouve ce vendeur du leben, de la personne elle même qui n'est pas propre. En plus de la poussière et des mouches , il y a plus grave encore: les gouteurs. Des personnes qui goutent le petit lait et laissent un peu dans le pichet et ce "peu" est remis dans la Berthe.  Ces dé..gouteurs s'en fichent pas mal de l'hygiène. Parfois le liquide coule sur les lèvres et sur le menton. Je n'ai jamais compris leur geste. Ces dé..gouteurs, on les retrouve un peu partout dans le marché. Ils goutent des dattes, des mandarines. Ils peuvent gouter à tout si on les laisse faire. Donc, quittons cet endroit sinon on risque de perdre connaissance en plein Souk. Rangés des deux cotés de la route en allant vers le nord, les fruits et légumes sont étalés pratiquement sur le sol. Au bout, de ce marché improvisé, des habits et des chaussures font bons offices.

     La friperie

              Je prends vers l'est, c'est à dire, je me dirige vers le quartier Ksar El Faroudj, sur mon chemin, des jeunes  vendent des chaussures et derrière eux , la friperie, une partie importante du marché. La friperie a la part du lion dans le Souk, du point de vue surface et nombre de visiteurs. Sur plus d'une centaine de lits de camps sont déposés les vêtements; des pulls, des chemises, des pantalons, des vestes ... pour hommes, femmes, enfants, on a que l’embarras du choix. Des habits qui ont été déjà utilisés font le bonheur surtout des petites bourses. Sont ils sans danger? Je ne sais pas. Deux ou trois lits de camp sont destinés aux vieilles chaussures. Toute une foule, debout devant les lits de camp remue les tas d'habits. Chaque fois qu'une personne trouve un vêtement qui répond à ce qu'il veut, il le met sur le dos et continue la recherche. Les marchands travaillent par équipe, il y a toujours quelqu'un juché sur le "mirador" en haut d'une voiture. Il a une vue générale sur cette partie de Souk ce qui lui permet de surveiller car les chapardeurs ne manquent pas.

    Les vendeurs de l'air

                Où que je sois, j'entends la voix de ces hommes (rarement des femmes) qui vendent des remèdes pour toutes les maladies et tous les maux de la terre. Ce sont des charlatans qui utilisent la religion car ils savent très bien que les gens (simples) ne restent pas indifférents au Coran et aux hadiths. Généralement ces "guérisseurs" déforment la parole d'Allah et du prophète, salla Allah alihi wa salam. Ils emploient la vérité pour induire les gens en erreur. Ils s'installent n'importe où dans le marché, un micro à la main, ils vantent leur produit, ce sont des beaux parleurs. De nombreuses personnes, des badauds, se rassemblent autour d'eux. Ils proposent à leur "patient" de gouter à leur "médicament" et on retrouve ici, les fameux (dé-)gouteurs dont j'ai parlé plus haut. Vers 11 heures, ils plient bagage. Ils ont tout vendu.

          Salam alikoum

               Je quitte la friperie. Je continue vers le nord. A ma droite, de la ferraille. A gauche, des ustensiles de cuisine, des appareils électroménagers et électroniques neufs. Plus à l’intérieur du marché, des meubles, des matelas, des couvertures. Que du neuf et à des prix assez intéressants. Un camion DFSK descend la route, un autre monte. C'est l'anarchie. Je suis fatigué. Trop d'animation, trop de vacarme ça vous assomme. Je rebrousse donc chemin, je prends un raccourci. Je retrouve mon camion et je rentre chez moi. Et Salam alikoum.

                                        Le Souk de Laghouat

     


     


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  •          La Mahdra, école coranique, de Si Hadj Mabrouk Allah yarhmou, était au premier étage, juste à coté de l’écurie Si Laala. C'était une assez grande salle rectangulaire, très rudimentaire. Le plafond était constitué de troncs d'arbres, principalement des palmiers. Les murs peints à la chaux blanche.  Le parterre était couvert de deux grandes ahsirates, genre de tapis en halfa. Au fond, de la salle , un tableau accroché au mur. Le taleb, Si Al Mabrouk, était assis, juché plutôt, sur une caisse qui a servi à l'emballage du thé vert. On lisait encore, sur un coté, un peu effacé " thé vert de Chine". Une assez grande ouverture faisait fonction de fenetre.Nous étions plus d'une centaine de garçons, serrés, emmitouflés dans nos cachabias, en train d'apprendre ce que nous avons écrit hier sur nos lawouhettes. Les lawouhattes, singulier,lawouha ou louha , c'est des planches assez lisses de forme généralement rectangulaire, aussi grandes qu'une ardoise, sur lesquelles nous écrivions les versets du Coran que le Taleb nous dictait ou parfois nous les recopions du Mashaf, le livre saint. Pour écrire,nous utilisions une encre faite à base de laine à moitié brulée (loudah) à laquelle nous ajoutions de l'eau ( le smak) et en guise de plume, un morceau de roseau taillé à cet effet (un gouloum ou gloum) chacun de nous avait sa petite douwaia ( encrier) de smakh et son gloum. Une fois les versets écris sur la louha appris, nous allions les réciter au Taleb qui va nous donner l'autorisation d'effacer la louha pour continuer la Sourate. Pour effacer la louha, nous utilisions une sorte d'argile jaune ou blanche imbibée d'eau et nous laissions la louha séchait au soleil.

              Les Mahdras, ( lagraiat ) ont joué un rôle des plus importants. En effet, elles ont participé et participent encore à préparer les jeunes à affronter la vie. Elles leur ont aussi appris des valeurs sures : l'amour de la patrie, la solidarité, la communication, la sociabilité.. Mais surtout, elles ont joué un rôle important  dans l'ancrage de l'identité algérienne et de la préservation les jeunes de toute  acculturation pendant l'époque où l'Algérie était colonialisée. Pour terminer ce billet des plus modestes, je peux dire que l’école coranique a formé des citoyens, parfois l'élite, capables d'assumer les plus hautes responsabilités.

            La graya ou mahdra de Si Mabrouk nous a bien façonnés. Personnellement, elle m'a tellement marquée que chaque fois que je fais un tour au Schettet, je fais une pause pour me recueillir et me rappeler Ma Mahdra et aussi de rendre hommage à ce notable et grand homme qu'était Taleb Si Al Mabrouk.


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  •        En été, le habhoub et en hiver, le jlid. Voilà comment moi et mes copains dans notre jeunesse, on appelait le "cilima", le cinéma comme le dit mon camarade de classe Lazhari L. C'était une grande cour, à ciel ouvert,  avec quatre murs qui servait de salle de projection de films. A coté de l'actuelle salle le M'zi. Pendant l'été, et comme les projections se faisaient uniquement le soir, c'était le rafraichissement d'où lahbéhbi  c'est à dire la fraicheur du soir, la brise. Le plaisir était double : on passait d'agréables moments avec les amis, puisque c'était l'été, la période des vacances et on regardait un film surtout d'action. Donc, on passait de longues soirées ( même si elles sont courtes en été ) dans le cilima. On discutait, on se racontait des histoires avant la projection et après on continuait la veillée à parler du film, parfois la veillée se prolongeait jusqu'au matin.

          Le jlid, en hiver, vous l'avez certainement deviné, c'est la gèle. Il faisait très froid mais cela ne nous a jamais empêché d'y aller. Parfois, il pleuvait, très peu avaient un parapluie, c'était un luxe. A la fin du film, on était trempé jusqu'à la moelle.  Qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il neige, le lendemain, si on avait de quoi payer une place, au risque d'attraper une pneumonie, on y revenait car le plaisir de voir un western du genre "le bon, la brute et le truand" ou "Hercule se déchaine" ou encore les films de Maciste pour ne citer que cela méritait bien des sacrifices.


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  •          Dans la région de Laghouat, les nomades qui habitent dans les environs, généralement sous des kheimas, tentes en poils de chameaux ou de chèvres, ont une technique pour dépecer un mouton ou une chèvre. Ce savoir faire transmis de pères en fils, consiste à garder la peau de l'animal intact, sans aucun trou, pour pouvoir en faire une guerba, une outre pour l'eau, une choukwa, une outre pour le chnine, petit lait, un dalou, outre ouverte par le haut et suspendue pour garder l'eau, un mezoued, une dabia ou encore une ouka.  Beaucoup de citadins utilisent aussi cette technique mais elle est délaissée parce qu'on n'a plus besoin de la peau sauf peut être pour faire une sejada, petit tapis pour la prière ou pour s'asseoir et encore.

             La Guerba : à partir de la peau d'une chèvre, on fabrique une guerba. La peau doit être fermée avec une ouverture par le cou. Elle est tannée à la d'baga ,écorce de chêne qu'on réduit en poudre. Elle est imprégnée de gatrane, huile de cade. Elle est suspendue, généralement dans la sguifa, entrée, à l'aide d'une hamara, trépied. Elle garde toujours l'eau fraiche. La guerba est écologique, naturelle, propre et aseptisée grâce au gatrane noire qui donne un gout des plus agréables à l'eau. Hélas! Elle a tendance à se faire remplacer par le réfrigérateur.

            Le dalou : un autre ustensile pour garder l'eau fraiche, il est travaillé comme la guerba sauf que le dalou a une forme circulaire bombée par le bas à cause de l'eau et ouvert par le haut. Il est suspendu au plafond de la s'guifa.

             La choukwa : c'est une outre pour baratter le lait caillé de manière à obtenir du chnine, petit lait. En somme, il s'agit d'une baratte naturelle. Elle est tannée comme la guerba sauf qu'on y met pas de guatrane. Elle est aussi suspendue à une hamara, trépied et la femme la fait bouger pendant un certain temps pour obtenir du beurre et du chnine.

            Le mézoued : on l'utilisait, au passé, plus maintenant, pour y mettre de la semoule.

            La dabia : un autre usage de la peau, dans lequel on mettait la pâte ou ce qu'il en reste. 

            La oukka : c'est la peau d'un agneau ou d'un chevreau qu'on utilisait pour mettre du roub, une sorte de confiture de dattes écrasées, le gharse, et le beurre de mouton fondu.

          C'est trois derniers ustensiles ne sont pratiquement plus en usage.

          Pour terminer cette liste qui loin d’être exhaustive, je propose encore  deux objets de choix : la guénouna et le guedah.

             La guénouna est très connue dans la région. C'est un récipient fabriqué par du halfa, plante herbacée en touffe qui pousse dans la région de Laghouat et dans les hauts plateaux. Elle est aussi imprégnée de gatrane. Elle est utilisée pour s'abreuver d'eau sans perdre de sa fraicheur ni surtout de son gout unique.

             Le gueddah : c'est aussi un récipient de halfa parfois d'argile, utilisé pour traire les brebis et les chèvres. Il a complétement disparu.

            La plupart de ces objets traditionnels ont disparu ou ne sont pas loin de l’être. La guenouna est encore utilisée chez certains mais pour combien de temps encore?


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  •          Le texte que vais publier ici a été écrit par mon ami et camarade de classe Lazhari Labter, écrivain, poète et journaliste de Laghouat , de renommée internationale. Ce récit m'a  plu bien sur, mais il m'a fait revivre des moments de mon enfance que l'auteur décrit si bien que je m’identifie à lui.

        « Je me souviens que par jeu et aussi poussé par le besoin de manger de la viande, un luxe pour les pauvres à l’époque, nous pratiquions la chasse aux moineaux, aux tourterelles, aux étourneaux. Nous utilisions pour cela aussi des pièges que la tire boulettes.

        Tapi sous un arbre, j’attendais que l’oiseau, attiré par la nourriture, une datte ou un petit morceau de pain, s’approche du piège. Cela pouvait durer des heures sans qu’aucun volatile ne daigne faire honneur à la nourriture. Parfois, l’oiseau se posait, tournait autour du piège mais, comme s’il doutait de quelque chose, ne touchait pas à l’appât. Dans ces moments d’intense émotion, le cœur battant, à voix, nous répétions inlassablement cette formule magique : « Zid Khtaouia yarham taioua, Zid Khtaouia yarham taioua » qu’on pourrait traduire par : « Encore un petit pas, bénie soit Taouia » Qui était Taouai ? C’était le dernier de nos soucis, tout ce qui nous intéressait c’était que l’oiseau soit pris.

           J’étais particulièrement adroit à la tire boulettes. Avec la tire boulettes à petite élastique, j’étais capable de faire voler une pièces de monnaie tenue entre le pouce et l’index par un compagnon de jeu qui se tenait debout à dix mètres, le dos tourné pour éviter le visage en cas de mal visé. Je manquais rarement ma cible. Cet exploit répété me valait l’admiration de tout le quartier. J’en étais très fier.

              Un jour que j’avais réussi à attraper un moineau vivant, je voulus le passer par le fil du couteau avant de le braiser car il n’était pas question de manger un animal dont le sang n’avait pas coulé. C’était Haram, interdit par notre religion. Je me munis d’un couteau et, dans un coin du jardin, je sacrifiais au rituel. Quand je posai le moineau,à ma grande surprise, le moineau s’envola et alla se poser sur un arbre, hors de ma portée. J’en fus très chagriné, non de l’avoir perdu mais de l’avoir ainsi blessé et causé des souffrances inutiles. Pendant des semaines, l’image de ce pauvre oiseau, blessé me tourmenta. J’en étais malade.

        Je finis par l’oublier mais après cet incident, je décidais de ne plus m’adonner à la chasse. Je trouvais un plus grand bonheur dans le spectacle des oiseaux jouant et pépiant dans les arbres ou faisant la fête dans le ciel.»

                          Lazhari Labter in « Retour à Laghouat mille ans après Beni Hilel »

    Source : http://www.sidielhadjaissa.com/article-27182923.html


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